vendredi 8 octobre 2010

semaine 27: le Salon Con*Cept: science fiction et fantastique

Les geeks et moi, on a une relation love-hate plus souvent qu'autrement; j'ai toujours du bon temps avec eux (not, puis-je rajouter?), ils m'en font voir de toutes les couleurs.  Cette semaine, je suis allée voir le Salon Con*Cept: science-fiction et fantastique (à noter la petite étoile dans le nom du salon, c'est très concept, mais surtout le mot que ça donne avant la petite étoile...) qui se déroulait à l'hôtel Days, sur la rue Guy, downtown.  Je voulais me louer le costume de Darth Vader, mais je suis tannée de dépenser pour des conneries, alors j'ai encore une fois ouvert mon coffre à costumes et je m'en suis fabriqué un avec ce que j'avais: une nuisette turquoise, ma cape noire de Bicolline, mon masque de Carlos Santana (Santana, c'est un super-héros, quand même) et mon chapeau de magicien qui servait principalement à tenir le masque trop grand qui m'empêchait de voir quoique ce soit.  Ma femme adorée, Karine, et mon amie Joanie sont venues avec moi: Karine était déguisée en Soeur Saint (regardez les photos, vous allez comprendre) et Joanie était en crayon Crayola.  Tout pour ne pas avoir rapport.  Croyez le ou non, on a fait fureur, même avec nos costumes boboches; on s'est fait prendre tout plein en photo par des fans de science-fiction.


Soeur Saint.

Nous sommes arrivées là bas avec ma caméra vidéo (je l'ai eu, mon vidéo, cette fois ci, mais mon ordi a encore lâché, tabarnak, j'peux pas le faire...) et de ma nouvelle Canon 10D (fuck que ça fait des belles photos comparé à la p'tite merde grise que j'avais avant) et le gars à la réception, m'a demandé si j'étais journaliste, chargée d'appareils comme j'étais, j'ai dit oui, j'ai eu droit à une belle passe "MÉDIA-33mag", pis j'étais contente, parce que ça coûte 50$ entrer là (pour les trois jours), et entre vous et moi, ça ne vaut pas vraiment un 50$ quand tu y vas juste pour voir de quoi ç'a l'air, alors j'étais très contente d'avoir ma première passe "média", surtout que je n'avais aucune preuve que je disais vrai.

nos beaux costumes, et nos passes média.


Je ne sais pas quel salon entre le médiéval et celui là est le pire.  La première chose qu'on a vu en entrant dans la salle est un gars déguisé en Oncle Georges (personnage de Daniel Lemire), alors on s'est dit que nos costumes de merde allaient très bien passer.  Donc, le salon de la science-fiction et du fantastique, c'est plein de bébelles en plastique à vendre, le genre de truc que tu jouais avec quand t'étais kid, pis que tu as essayé de vendre pour 1$ dans une vente de garage que t'as fait à dix huit ans pour te faire un peu d'argent de poche pour pouvoir t'acheter une quille de Bull Max, et t'as jamais réussi, parce que c'était trop cher, mais là, c'était genre 10$, 15$, même plus haut que ça.  Il y avait des bijoux, des vêtements, des jeux de société qui n'avaient aucun rapport avec la science-fiction, ben du roman fantastique et des centaines de photos de geek déguisés dans des albums.  Dans le petit pamphlet que j'ai reçu au départ, c'est écrit "la seule chose qui nous tient ensemble est notre passion, le fait que Con*Cept est arrivé en 21ème en 2010 (...)": qu'est ce que ça veut dire ça? En 21ème de quoi?  Whatever.




une fausse plaie.

On a vu un atelier de maquillage de plaies de film d'horreur, des gens déguisés en armée (?) et ben des toiles digne des étudiants en arts au Cégep du Vieux Montréal (inside avec moi-même que je vous explique immédiatement: lorsque je suis sortie du secondaire, je ne savais pas quoi faire dans la vie, et je me suis inscrite en Céramique au Vieux, donc j'avais aussi des cours de dessins d'observation, théorie de la couleur et autre merdes dans le genre, et il y avait toujours une ou deux personnes qui ne dessinaient que des dessins style sailor-moon, des licornes, chevaliers et autres peintures débiles dans ce genre là que tu regarde et que tu te dis "mais qu'est ce que tu fous à étudier en arts, toi, c'est clairement un hobby ton affaire"), Karine s'est fait beaucoup regardé les seins, et y'a pas eu grand monde qui ont reconnu Santana.  On a vu une fille qui lisait un roman fantastique avec la voix la plus monotone du monde, je me suis fait donner un macaron écrit "are you Demish or Vrellish about sex?" et plein de cartes d'affaires de geek, comme par exemple le "geekfest montréal" (ça, ça doit être beau).  J'ai même reçu un formulaire d'inscription pour l'association montréalaise de science-fiction et de fantastique; tarif pour être membre pendant un an: 25$, c'pas cher, tu peux même inscrire ta famille au complet pour 40$ seulement. Nice.

Après deux heures de niaisage, pas de bouffe dans le ventre et trois heures de sommeil, on en pouvait plus de se manger l'intérieur et voir des gros s'empiffrer de beignes, alors on est parties.  Conclusion: je ne retourne jamais là, même si un jour j'ai un chum qui trippe trop souvent sur Star Trek (si ça arrive, tuez moi, s'il vous plait).  Bicolline était incroyablement l'fun comparé à ça.

N'oubliez pas d'aller lire les deleted scenes en ligne à chaque lundi sur http://www.33mag.com/ , section magazine. PFIOU! (c'est un bruit de laser)

vendredi 1 octobre 2010

semaine 26: tirer du GUN

Déjà à la moitié de mon Affaire 52!  J'ai de la misère à croire que dans 26 semaines, l'Affaire 52 se terminera... NOT! :)

Cette semaine, j'ai fait une activité que je prévoyais de faire depuis belle lurette, mais pour cause d'emploi du temps de notre hôte, on a reporté ça encore et encore: aller tirer du gun.  Laurent de 33mag, Fanie, son amie, Simon, notre hôte qui possède des armes parce qu'il va à la chasse, mon ami Raph (après être allés à St-Tite, il était normal qu'il vienne tirer du gun avec moi) et moi-même, bien sûr, on est allés au Club de Tir Armurier Pionnier, à l'Assomption, pour tirer des pigeons d'argile avec des carabines.  Pour l'occasion, Raph et moi avions revêtu nos costumes de Reservoir Dogs, ça allait de soi, et Laurent, lui, était le mec en habit de sport (dans le film, y'a un mec habillé en nylon).  On fittait pas pantoute parmi tous les hommes et adolescents habillés en chasse, mais c'est ce qui était drôle, deux dudes en complet-vestons noirs en plein milieu du bois. 

Laurent, le nylon-guy
 Je suis arrivée là bas armée de ma caméra vidéo poche et de mon appareil photo, mais la madame où on paie m'a avertie que je ne pourrais pas filmer et/ou prendre de photos.  Ben oui.  Je l'ai fait pareil, je ne pouvais pas passer à côté de cette activité sans photos, quand même, surtout avec nos beaux suits.

13h.  On va s'inscrire, et c'est parti.  Un ti cul qui avait l'air semi-mongol nous suivait tout le long pour tirer les disques d'argiles, on s'est même fait suivre par le chum de la madame à qui appartient le club de tir.  Alors les photos, elles sont priceless, parce que ç'a été ben toff en prendre.  Arrivés au premier stand (il y en avait neuf), j'ai pas voulu y aller en premier, je suis passée la dernière; j'aime pas trop les armes, la violence et tout ce qui vient avec.  Et j'ai pas aimé ça, tirer de la carabine.  Ça fait mal!  On avait une 12 et une 22, et moi, ce que j'aimais, c'était la charger, avec le bruit, tchic-tchic!  J'me sentais comme un bon gros méchant dans un film d'action.  On a commencé par tirer un pigeon à la fois, puis il y en avait deux de suite, ensuite, un qui va à terre (le rabbit qu'ils l'appellent) et un autre dans le ciel, de suite encore, et etc.  Est ce que vous me croyez si je vous dit que j'ai été la meilleure?  Eh bien, vous ne devriez pas.  J'ai fait un score nul, j'en ai pas pogné un pantoute.  Après chaque coup, je criais mon insatisfaction de ne pas réussir.  Et à la fin, j'étais plus tannée que d'autre chose...


Mr White

À un moment, il y avait un monsieur qui était à notre stand qu'on a laissé passer devant nous parce qu'on était lents, et il pestait en criss.  Il a pas réussi à en pogner un, lui non plus, mais ça devait être plus frustrant pour lui que pour moi car il avait l'air d'un habitué.  Quand il est venu pour partir, j'ai essayé de le réconforter en lui disant:

- Si ça peut vous soulager, moi, j'ai un score nul: j'en ai pas pogné un criss!


J'étais pleine de bonnes intentions, mais les gars ont ri de moi pendant cinq bonnes minutes: dire ça à un habitué, c'est comme se comparer au pire; y'a rien d'apaisant là dedans.  Disons que j'avais pas vu ça comme ça, mais bon, c'est vrai...

Plus le temps avançait, plus j'avais mal au bras, et je pensais à plus tard, quand je serais derrière mon bar, en train de lever le bras à chaque commande de drink, de shooter ou de bière, et j'avais peur de ne pas être productive.  À ce moment, Raph m'a dit:

- Ben, change ton fusil d'épaule...

La meilleure joke de la journée.  C'est tout ce que j'ai à dire, je ris encore juste à l'écrire.


Mr Pink

Après avoir terminé de tirer nos cinquante pigeons chaque, on a compilé nos scores: évidemment, moi, c'est un gros zéro, Fanie aussi, mais elle était en équipe avec Simon, qui en a tiré six, Laurent en a pogné dix et ta-ra-ta-ra-ta-ta (bruits de trompettes victorieuses), c'est Raphaël le grand gagnant, avec quatorze coups.  Puis on est allés voir les gens qui tirent sur une cible avec leur méga-grosses carabines avec un sniper et tout, j'ai demandé pourquoi ils faisaient ça: c'est pour ajuster le tir, pour quand ils vont à la chasse.  On est allés voir aussi les gars qui tiraient du fusil: ça je voulais vraiment essayer, alors je suis entrée dans le petit stand, et j'ai demandé au même monsieur que j'avais essayé de réconforter un peu plus tôt s'il acceptait de me laisser tirer avec son 9mm.  Il a bien voulu (peut-être parce que j'étais plus poche que lui au tir de pigeons, haha); il m'a prêté ses cache-oreilles et il m'a donné un barillet complet (dix balles) et il m'a expliqué comment placer mes mains, faire attention au chargeur qui part vers l'arrière quand on tire un coup, relever la sécurité, comment enligner mon oeil sur les petits trucs en haut du fusil pour bien viser, ne pas garder les bras droits, mais un peu courbés... kaliss! Je ne comprends juste pas les gangsters, de un c'est fucking lourd, ces choses là, et ça shoot en criss, mes mains partaient vers le haut, et ensuite, je m'imagine mal un humain qui pointe ça sur un autre humain et le tuer avec cette arme si violente.  J'avais le shake quand je tirais: après six coups, je lui ai redonné son arme, en lui disant que je n'en pouvais plus, c'était trop aggressif pour moi, j'avais les mains toutes moites.



mon bleu de bras

Et on est reparti à Montréal, après avoir essayé de faire un vidéo style Reservoir Dogs avec nos carabines, mais ma caméra nulle a lâchée tout juste quand on commençait à marcher, alors on a abandonné l'idée du vidéo, surtout que j'avais pas pu tourner à ma guise.  Je mettrai les bonnes images dans le film 'best of'...  Ceci dit, quand j'ai pris ma douche le soir venu, j'me suis découvert un beau bleu sur le bras. Pis j'ai vraiment rushé au bar... surtout que je me suis coincée l'index gauche dans la poignée d'un frigo; j'étais comme handicapée des deux bras.  Pourtant, malgré la douleur de bicep, j'y retournerai bien, tirer des pigeons, même si j'aime pas les armes; faut que j'augmente mon score, quand même.
pour les deleted scenes, allez voir sur www.33mag.com, section magazine, en ligne les lundi...