lundi 30 août 2010

BONUS: Le make over Clairol Natural Instincts

Le BONUS de l'Affaire 52 est assez hors de l'ordinaire: j'ai été choisie parmi des centaines de candidates pour me faire faire un makeover par l'équipe de Clairol, qui présentent leur teinture Natural Instincts.  Je me sens ben spéciale.  J'avais donc rendez vous un certain mardi à 14h dans un salon de coiffure bien chic à Westmount pour me faire poupouner.  Je suis arrivée un peu d'avance en espérant passer la première, mais ce n'est pas comme ça que ça fonctionne...  j'ai dû patienter une demi-heure assise dehors sur un banc public; j'ai profité de ce temps d'attente pour appeller mon amie Justine qui doit accoucher d'un moment à l'autre.

On était six filles à se faire faire une nouvelle tête; on a eu du mousseux, des canapés (pas aussi bons que les miens, hé ho) et un petit briefing sur comment allait se dérouler la journée.  Ils avaient trois heures pour nous teindre, nous maquiller et nous coiffer... pas de nouvelle coupe de cheveux, malheureusement (je la voulais tellement) et pour cause: le but de cette transformation était sur la teinture, alors il fallait rester avec la même coupe de cheveux avant et après. C'était toute une job pour l'équipe de nous faire faire une bonne rotation pour que toutes les filles soient prêtes à la même heure pour le shooting photo final.  Ils nous ont donc pris en photo pour le ''avant'', et je pensais qu'il fallait avoir l'air un peu déprimée, mais non, simplement, sans maquillage et autant de flash, j'avais l'air malade, même en souriant...

avant, en route, avec mes cils blonds
Puis j'ai été choisie avec une autre fille pour faire la version vidéo qu'il va avoir sur le site de Clairol.  Le coiffeur en chef me présentait la couleur qu'il avait choisie pour moi et je devais avoir l'air contente (j'étais contente anyway, quoique un peu intimidée au début, ça va sûrement se voir dans mes gestes).  Ensuite je devais m'asseoir sur la chaise et il m'expliquait comment l'appliquer soi-même, ce que je faisais, et je devais interagir avec lui, lui poser des questions, du style: ''c'est très facile, mais c'est mieux d'avoir une copine pour nous donner un coup de main, non?'' ou ''puisque je suis une blonde naturelle (eh oui), je dois faire attention à mes petits cheveux qui contournent mon visage, comment fait-on pour bien l'appliquer?'', etc.  Des fois, on devait reprendre la même scène plusieurs fois, et c'était pas un problème pour moi, j'ai déjà fait du théâtre dans mon adolescence.  Le mec qui réalisait le vidéo m'aimait bien; j'avais la parole facile.  Le photographe tournait autour de moi et me mitraillait avec sa caméra.

après, photoshop inclus
Après seulement dix minutes (nice ça, dix minutes d'attente; rester trente minutes avec une teinture sur la tête qui pique, c'est pas cool) ils m'ont rincée et je suis passée au maquillage.  Joie!  C'était mon ami Joffrey (Joffrey Dumas, le best of the best) qui était au poste; il m'a fait un maquillage de malade.  Je me sentais très belle (je suis toujours belle, et snap!) mais là, chapeau Joffrey, j'avais vraiment l'air canon avec mes nouveaux cheveux brun foncés presque noirs (Moka d'Ébène, no 35), maquillée comme une reine et avec ma robe blanche et mon veston noir.  Puis, ils ont pris la photo ''après''.  Le coiffeur en chef m'a demandé d'avoir l'air mystérieuse, mais j'avais plutôt l'air déprimée sur les photos (mystérieuse versus déprimée, ben oui), alors j'ai fait ma Janice Dickinson.  Ça, c'est drôle: je fais ''ha ha ha'' bien fort avec un ton de diva et ça fait rire tout le monde, alors ça me fait rire aussi, et j'ai l'air naturellement heureuse sur les photos.  Le photographe aimait bien ma technique Dickinson...

Puis j'ai dû aller dans une minuscule pièce où une caméra était braquée sur moi et où Hélène Manon Poudrette, maquilleuse professionnelle reconnue, me posait des questions du genre ''pourquoi la teinture Natural Instincts est-elle mieux que les autres marques d'après toi?'' et je devais répondre en ayant l'air le plus naturelle possible et en incluant la question dans ma réponse.  Ce qui donnait quelque chose du genre ''je trouve que la teinture Natural Instincts de Clairol est meilleure que les autres surtout pour son petit temps d'attente, elle sent tellement bon, et mes cheveux sont maintenant brillants de santé et doux au toucher''.  J'ai bien aimé ma réponse à la question ''pourquoi les femmes se teignent-elles les cheveux?''.  J'ai répondu '' parce que c'est toujours amusant changer de tête, surtout quand on sort d'une rupture, comme dans mon cas'' (bon, ça fait deux mois et quelques poussières, et je suis over it depuis plus longtemps que ça encore, mais c'est la première réponse qui m'est venue à l'esprit)!  Encore une fois, le mec m'a dit que j'étais bien bonne.  Qu'est ce que vous voulez, j'aime ça, moi, les caméras.  Quand j'étais petite et que mon père sortait la sienne, je voulais toujours qu'il me filme.  Je me souviens d'une fois en particulier, c'était la fête de mon grand-père, et mon père était là, en train de filmer la famille, et sur le vidéo, on voit mon toupet qui saute, parce que je voulais trop être filmée, mais mon père était tellement écoeuré de me voir faire mes conneries qu'il tenait la caméra plus haute que ma grandeur.  Alors je sautais pour être dans le vidéo, en criant, bien sûr, et tout ce qu'on voit, c'est un peu de mes cheveux qui volent.  Mais on m'entend par contre, oh ça, oui.  Si j'avais été là, en tant qu'adulte, je me serais battue moi-même...

Bref, mesdames, si vous voyez un concours beauté, inscrivez vous.  Ça vaut vraiment la peine, et c'est tellement le fun se faire pomponner comme ça (et gratuitement, c'est encore mieux)! 

Stay tuned pour me voir sur le site de Clairol... et dans les revues de filles!  (http://www.clairol.ca/)

pour les deleted scenes, allez voir sur http://www.33mag.com/, section magazine!


jeudi 26 août 2010

semaine 21: le karaoké

À tous ceux qui me connaissent bien, vous allez vous dire ''eh, un karaoké, c'est une activité que tu fais souvent!''.  Et vous avez raison; mais la vraie activité de cette semaine était prévue depuis quelques temps, et parfois, il y a des choses incontrôlables qui arrivent, comme l'impossibilité de notre hôte (je vous dirai pas c'est quoi, on va se reprendre, don't worry) et à la dernière minute, j'ai dû me trouver une activité de secours.  Je suis donc allée à l'Astral 2000 chanter ma vie, et je n'avais jamais parlé de karaoké encore, et bon, vite vite comme ça, trouver une activité drôle, c'est pas facile. 

18h30.  Mon ami Charles, sceptique, me dit qu'il n'y a pas de karaoké le mercredi soir.  Alors j'ai appellé pour me renseigner, une gente dame me répond:

- Astral 2000? J'appelle pour savoir s'il y a du karaoké ce soir? je demande.

- Habituellement, non, les mercredi soirs, il n'y en a pas, mais il y a une soirée privée ce soir, ma chanceuse, le karaoké est ouvert!

- Excellent, parce que moi, je veux chanter.

rocking Mitche
- C'est bien ça, ma belle!  Mais tu me verras pas, moi, la vieille, je finis mon shift à 9h!

- Hon, quel dommage.

J'aurais vraiment aimé ça voir ''la vieille'', franchement, ça donnait le ton à la soirée.  J'étais debout depuis 6h ce matin là, et je me suis dit qu'en soupant, j'avais le droit de me prendre une petite bière; je n'ai jamais fait ça, boire seule.  Je trouve ça un peu triste.  Mais une bière en amène une autre, puis à 20h30, je me suis dit que pour me donner du courage, et de la voix, je serais mieux avec des shots: jai fermé les rideaux (j'veux pas que mes voisins me voient me faire des shooters toute seule, quand même), j'ai sorti le Jägermeister et le jus de canneberge, et j'en ai bu en écoutant Lost in Translation qui passait à la télé. Un, deux, quatre... et je me suis dit que c'était pas assez, alors j'ai sorti le RedBull que je m'étais acheté en revenant du travail (je déteste le café, alors je bois des drinks énergisants pour me réveiller) j'en ai pris trois gorgées et je l'ai rempli de vodka.  Et je suis allée dans le métro.

Sur le quai, je me sentais un peu dizzy; j'avais chaud aux joues et j'avais envie de parler à tout le monde qui croisait mon regard.  Le Dieu 52 était encore avec moi, je suis tombée sur Paul (voir semaine 1: aux danseuses) dans le wagon et je l'ai convaincu de me suivre à l'Astral 2000, lui qui voulait se lever tôt le lendemain... FAIL.  Il m'a traînée chez lui, où il m'a servi plein de vodka froide dans un verre, on a appellé Rudy, qui n'a pas voulu venir, on a même tenté de convainvre son coloc, qui a aussi refusé d'aller chanter, et hop, on a sauté dans un taxi, parce qu'il était 23h, et que j'avais clamé sur tous les toits qu'à 23h, je serais sur la scène en train de chanter ''Aime'' de Bruno Pelletier. 

y'en a qui chantent mal (comme moi)
 Lorsqu'on est entrés à l'Astral, c'était ma pote Karine qui chantait.  Mes amis Karl et Charles-Antoine étaient déjà là, Cloé et Geneviève sont venues nous rejoindre par la suite.  Quatre perturbés jouaient aux machines à sous, livides.  Je suis allée commander des shooters au bar et c'est là que j'ai rencontré Juan Carlos: un beau monsieur avec des cheveux Soul Glo, pareil pareil comme le mec dans Un Prince à New York, luisants, frisés et longs.  Il m'a dit qu'il est un chanteur reconnu (ah ouain?) mais qu'il refuse de chanter dans les karaokés.  J'ai essayé de le convaincre de me montrer son talent, mais il n'y avait rien à faire, il ne voulait rien savoir. Bof!  

la patronne du karaoké
Karl est allé chanter une chanson de Johnny Cash, et en plein milieu de la tune, la musique a coupé, et une autre chanson a commencé à jouer, et il a tenté de la chanter sans la connaître, c'était drôle, puis la patronne du karaoké s'est excusée, et a reparti Johnny Cash.  On avait nos noms de chanteurs, évidemment: Karine, c'était Rollande, Karl; Bernard, Paul; Jimmy, Geneviève c'était Chanel et moi Roxy.  Je ne me souviens plus de celui de Cloé, par contre, je pense qu'elle n'en avait juste pas; Charles Antoine a pas monté sur la scène une seule fois.

Une quidam est allée chanter la tune des Colocs ''tassez vous de d'là'' et pendant le solo musical, l'image qu'il y avait sur l'écran était un bonhomme avec des cernes de sueur sur le t-shirt qui se grattait la tête; what the fuck?...  Paul ne connaissait pas les chansons québécoises, il était un peu gêné d'aller chanter, mais après quelques bières et quelques shooters (sambuca, vodka clamato, jäger, bref, un beau mélange d'alcool dans mon estomac, j'ai mal à la tête là là), il s'est enfin déniaisé et est allé chanter du Black Sabbath.  Moi, dès mon entrée je suis allée m'inscrire sur le tableau pour chanter mon classique de Bruno Pelletier, ben la salope doit avoir une dent contre Bruno, parce que je l'ai jamais chanté, ma tune fétiche. 

- Hey, j'ai dit à mes amis, elle va tu la mettre, ma tune de Pierre Bruno?

- Ouf, m'a répondu Karl, j'aimerais ben ça entendre une tune de Pierre Bruneau... le présentateur de nouvelles!

- HA, oups! 

notre nouvel ami, The Wolf
Hihihi.  Et là, on a vu un dude à l'apparence sympathique qui avait l'air de chercher ses amis, alors on lui a dit, en faisant de gros tatas:

- On est là!

Et il est resté avec nous le restant de la nuit, notre nouvel ami Sébastien.  On l'a appellé ''the Wolf'' quand on est allé l'inscrire sur le tableau pour chanter ''Coeur de loup''.  Il m'a volé mon calepin de notes, et a écrit son numéro de téléphone deux fois plutôt qu'une, avec le message ''ça fait deux fois que j'écris mon numéro, si t'appelles pas, t'es mêlée!''.

Le seul point négatif du karaoké Astral 2000, c'est que les chansons sont coupées tout croche.  Quand j'ai chanté ''Like a virgin'' avec Karine -que je connais par coeur, et c'est d'ailleurs avec cette chanson que j'ai gagné un poster laid au concours de karaoké à Cuba- j'étais toute fourrée parce que les couplets sont à l'envers, le refrain pas au bon moment, et j'ai crié mon mécontentement dans le micro, à la fin.  Et là Karl a chanté ''et si je pleure dans la nuit'' de Mario Pelchat, et Karine et moi on est allées faire les back vocals, pis pour faire un bon show, Karl et moi on s'est frenché à la fin de la tune, c'était beau.

Rollande qui s'emporte
- On a trouvé une carte d'assurance maladie par terre! Simon Jacques Leclerc est-il dans la salle? a dit la patronne, vainement, parce que Simon Jacques n'était vraisemblablement plus parmi nous.

 Au bar, il y avait trois jeunes mexicains guidos clairement under age qui semblaient rire de tout le monde, et les quatres même personnes étaient toujours devant leurs machines à sous, il y avait même Soul Glo qui s'était rajouté.

Bref, j'ai tellement bu dans cette soirée que les notes que je prends dans mon petit calepin sont carrément illisibles.  La dernière chose que j'ai écrit c'est ''t'es toasté! t'en souviens tu?''

Ce matin, je m'en souvenais, que j'étais toastée, oh que oui.

pour les deleted scenes, allez voir sur http://www.33mag.com/, section magazine!