lundi 6 septembre 2010

semaine 22: la démonstration de jouets érotiques

Mon amie Stéphanie m'a envoyé ce lien: http://www.erosquebec.com/demo.php ; j'ai tout de suite su que ça allait être une activité 52, et une belle.  J'ai décidé de la faire dans la première semaine de septembre, pour fêter la rentrée scolaire, puisque c'est comme un cours, mais on jase de cul. J'aime ça, moi, parler de sexe.  De toute manière, qui n'aime pas ça?

Kimbo aime bien le bras de bébé de Jeremie.
Comme vous pouvez le voir sur le site, il faut être dix personnes minimum, avec une majorité de filles, parce que les gars comptent pour des demi-personnes (HAHA), alors j'ai usé du pouvoir de Facebook pour me ramasser le plus d'amies de fille possible, et puisque je faisais cette démo au bureau de 33mag, parce que je savais qu'ils aimeraient ça et je voulais les inclure un peu dans mes activités et parce qu'ils sont tous vraiment cool, et bon, c'est juste des gars là bas, aucune nana, sales sexistes.  Avec mes filles et ces phallocrates, on était plus que dix, même en comptant les demi personnes, et paf.  Je voulais aussi avoir l'avis de personnes à la sexualité différente: j'ai trouvé une lesbienne (on va l'appeller La Lesbienne), un gai et une ex-travailleuse du sexe (on va l'appeller Marie-Crystale, pas mon choix, eh!).  Environ deux heures avant la démo, mon gai m'a choké, et malheureusement j'ai pas réussi à en trouver un autre aussi rapidement.

Le modèle.
Rendez vous au bureau, 17h.  J'aide la démonstratrice (Patricia de son prénom) qui fait la démo à monter ses dizaines de boîtes et elle s'installe pendant que mes filles arrivent une après l'autre.  Il y avait un gros point en silicone qui s'appelle 'le poing d'Adonis', énorme, aussi gros que le bras de Baz et presqu'avec les même veines, je le soupçonne d'avoir déjà été modèle de bras tellement que c'est semblable.  On s'est bien amusés avec.
La démo commence; Baz revient avec une caisse de 24 (merci Baz, c'était parfait) et il va s'asseoir de l'autre côté de la salle, à gauche de Patricia, les filles étaient toutes en face et le reste de 33mag et moi étions à sa droite.  Je vous explique les places parce que Jeremie et moi étions en face de Baz, de l'autre côté de la table, et il écoutait le cours avec un très grand intérêt; Jeremie et moi on riait de lui, on a pris des photos incognito de sa face, c'était magique.  

Elle commence donc avec 'les préliminaires': les petites poudres avec le plumeau de coq, les crèmes comestibles qu'on a toutes goûtées (pour mes papilles gastronomiques, ça goûtait un peu trop chimique mais j'imagine qu'il y a des gens à qui ça plairait) , un gloss que tu te mets sur les lèvres et qui fait chaud-froid-chaud-froid quand tu fais une pipe (j'en ai acheté un, de ça, j'ai hâte de l'essayer), elle nous a même fait essayer une genre de gelée que normalement tu te mets sur le clito ou le bout du gland et qui fait des sensations de chaleur, mais que nous avons appliqué sur un Q-tip et puis sur nos gencives (c'est la partie qui ressemble le plus au génital d'après Patricia).  Personnellement, ça m'a pas fait grand chose, ça m'a fait plutôt fait pensé au dentiste quand il te gèle une gencive pour mieux te driller les dents, mais une fille m'a texté dans la soirée pour me dire ''une chance que j'en ai pas acheté de ça, j'ai la gencive hyper sensible!''.

- Y'a pas des animaux gonflables? demande Baz.
- Ben avant, on en avait, avec un trou et tout, mais y'a pas grand monde qui en achetait... alors on les a enlevé de notre inventaire, répond Patricia.

- Moi, je préfère les vrais animaux! dit Jeremie.

Puis elle nous a fait essayer les huiles à massage comestibles, qui viennent dans des petites bouteilles de vitre avec des bouchons de lièges.

- Tention, celui là, j'pense qu'il est bouchonné, rigole Jeremie. 

Il se penche vers moi et me dit tout bas:

- En 2010, on se masse pu ben ben, on veut passer aux choses sérieuses...
Puis on a jasé de lubrifiants, j'ai appris que les lubrifiants à base de silicone ne marchaient pas avec les condoms, eh ben?  Petite novice je suis.  Il y en avait de toutes les saveurs: amandes douces, qui goûtait l'amaretto, mélange du guérisseur, qui sentait le Vicks, chocolat-menthe, crème brulée.... moi j'ai bien aimé fruits de la passion.

On a pris une pause toilettes-cigarettes, et Patricia nous a passé des p'tites crèmes qu'on devait s'appliquer sur nos parties pour les tester.  Moi j'ai testé celle qui fait froid, et elle marche très bien, mais j'avais l'impression d'avoir fait pipi dans mes culottes.  J'imagine que dans une partie de jambe en l'air, c'est différent, mais bon.  Baz a essayé celle qui fait chaud, et il avait le pénis en feu, il disait que c'était comme s'il s'était mis du Tiger Balm sur le boutte. Ha! 

Au retour de la pause, on est finalement passés aux choses sérieuses: les dildos et autres gogosses qui vibrent.  On en a vu de toutes les formes, des papillons, des dauphins, des roses, des mauves, des blancs... il y avait même un doigt vibrant avec une petite pochette style ''je mets mon cellulaire dedans et je l'accroche autour de ma ceinture''.  J'aimerais vraiment voir une fille dans la rue qui se promène avec ça accroché sur sa ceinture, trop accro.  On a vu des dildos fait exprès pour le point G, qui se situe plus ou moins à un pouce de l'entrée du vagin d'après Patricia, moi je préfère dire que c'est la racine du clitoris, plus facile à retrouver.  Il y avait des dildos à perles, d'autres qui s'illumine dans le noir, d'autres à tête malléables et un godemiché brun avec une suce au bout.  Tu peux le planter n'importe où, par terre, dans la douche, même sur ton frigo.

- Sur ta porte patio! dit Annie.

Le dildo à suce.
On l'a tous bien ri celle là.
- Mais point de vue hygiénique? demande Anne, mon amie nurse.

- On a un petit poush poush fait pour ça, ça s'appelle Simple&True Wash Away Toy Cleaner, dit Patricia, il élimine toutes les bactéries, super facile à utiliser et seulement 11,95$!

On a vu des genre de faux vagins en mou mou que les filles doivent masturber leur partenaire avec en le remplissant de lubrifiant, il y en avait même un à bout fermé (pour les camionneurs qui ne veulent pas saloper leur camion, a dit Patricia), et un autre qui s'appellait ''mini butt'', pas mal plus serré, et qui avait même la petite étoile du trou de l'anus.  Il y avait des kits complets, des gros, des moyens, des 'de poche' pour quand tu sors (qui va se masturber aux toilettes quand ils sortent?) avec vibrateur, lubrifiant, huile à massage, bref, plusieurs combinaisons.  Celui qui a fait l'unanimité est le kit ''White Nights'', 47,95$, submersible et au toucher fini velours.

le faux vagin en mou mou en action
Maintenant, voici quelques commentaires de La Lesbienne: les mille lubrifiants à saveurs différentes, elle s'en foutait pas mal, ç'a l'air qu'entres filles, ça sert à rien. Elle se foutait aussi du godemiché brun à succion, elle le trouvait assez dérangeant, elle préfère de loin les vibrateurs à perles qui tournent.  Question que personne dans la salle a pensé à poser: mais où était les strap-on??  J'aurais bien aimé en voir un et l'enfiler, juste pour le fun. Sinon, son best, c'est le vibrateur que tu peux contrôler à distance avec une manette que tu donnes à ta douce moitié, seulement 139,95$.  Elle se ramasse son cash pour en acheter un.  Et moi aussi, tiens.

Conseil de Marie-Crystale: ne jamais utiliser de piles Duracell ou Energizer dans des objets sexuels.  Elles sont trop fortes, les meilleures, c'est les piles du magasin 1$, les Chateau, elles sont moins intenses.

Tout ça a duré à peu près trois heures.  Trois heures de rigolades et d'apprentissage.  L'avantage avec ce genre de truc, c'est que si tu as des questions, Patricia est là pour te répondre, et elle ne se gêne pas pour te dire que ce jouet là est mieux, ou te conseiller sur l'emploi de tel produit.  Et, ce que je ne savais pas, c'est que quand tu organises la soirée, tu repars avec des cadeaux. Yes! J'ai eu le petit poush poush nettoyant, un vibrateur que j'ai choisi rose pour la forme, et je me suis acheté du lubrifiant testé par les dermatologues et hypoallergène, et le gloss à sexe oral.  Ils offrent aussi des soirées ''enterrement de vie de fille'', ça fait changement que de déguiser la fille en mariée et la sortir dans la rue en espérant avoir des shooters gratuits; ça marche jamais avec moi ça, je les déteste les futures mariées, pour la simple et bonne raison que étant plus jeune, on a déguisé une des mes amies en mariée et on est sorties comme ça.  Non, elle n'allait pas se marier, c'était juste pour le fun.  On a pas payé une goutte d'alcool et on était vraiment saoûles, et on s'est même fait environ 80$ en la faisaint quêter dans la rue avec un bas; on a pu se payer une assiette Shish Taouk chaque à 3h du matin, pas juste le Shish Taouk là, l'assiette.  Alors je me méfie des futures mariées...

mini butt poussiéreux
Anyway, c'est tellement mieux qu'une démonstration Tupperware!  Alors let's go les filles, allez vous acheter du mousseux et préparez vous à une belle soirée entre nanas.

http://www.erosquebec.com
Numéro sans frais: 1-866-376-7783 

pour les deleted scenes, allez voir sur http://www.33mag.com/ , section magazine!



lundi 30 août 2010

BONUS: Le make over Clairol Natural Instincts

Le BONUS de l'Affaire 52 est assez hors de l'ordinaire: j'ai été choisie parmi des centaines de candidates pour me faire faire un makeover par l'équipe de Clairol, qui présentent leur teinture Natural Instincts.  Je me sens ben spéciale.  J'avais donc rendez vous un certain mardi à 14h dans un salon de coiffure bien chic à Westmount pour me faire poupouner.  Je suis arrivée un peu d'avance en espérant passer la première, mais ce n'est pas comme ça que ça fonctionne...  j'ai dû patienter une demi-heure assise dehors sur un banc public; j'ai profité de ce temps d'attente pour appeller mon amie Justine qui doit accoucher d'un moment à l'autre.

On était six filles à se faire faire une nouvelle tête; on a eu du mousseux, des canapés (pas aussi bons que les miens, hé ho) et un petit briefing sur comment allait se dérouler la journée.  Ils avaient trois heures pour nous teindre, nous maquiller et nous coiffer... pas de nouvelle coupe de cheveux, malheureusement (je la voulais tellement) et pour cause: le but de cette transformation était sur la teinture, alors il fallait rester avec la même coupe de cheveux avant et après. C'était toute une job pour l'équipe de nous faire faire une bonne rotation pour que toutes les filles soient prêtes à la même heure pour le shooting photo final.  Ils nous ont donc pris en photo pour le ''avant'', et je pensais qu'il fallait avoir l'air un peu déprimée, mais non, simplement, sans maquillage et autant de flash, j'avais l'air malade, même en souriant...

avant, en route, avec mes cils blonds
Puis j'ai été choisie avec une autre fille pour faire la version vidéo qu'il va avoir sur le site de Clairol.  Le coiffeur en chef me présentait la couleur qu'il avait choisie pour moi et je devais avoir l'air contente (j'étais contente anyway, quoique un peu intimidée au début, ça va sûrement se voir dans mes gestes).  Ensuite je devais m'asseoir sur la chaise et il m'expliquait comment l'appliquer soi-même, ce que je faisais, et je devais interagir avec lui, lui poser des questions, du style: ''c'est très facile, mais c'est mieux d'avoir une copine pour nous donner un coup de main, non?'' ou ''puisque je suis une blonde naturelle (eh oui), je dois faire attention à mes petits cheveux qui contournent mon visage, comment fait-on pour bien l'appliquer?'', etc.  Des fois, on devait reprendre la même scène plusieurs fois, et c'était pas un problème pour moi, j'ai déjà fait du théâtre dans mon adolescence.  Le mec qui réalisait le vidéo m'aimait bien; j'avais la parole facile.  Le photographe tournait autour de moi et me mitraillait avec sa caméra.

après, photoshop inclus
Après seulement dix minutes (nice ça, dix minutes d'attente; rester trente minutes avec une teinture sur la tête qui pique, c'est pas cool) ils m'ont rincée et je suis passée au maquillage.  Joie!  C'était mon ami Joffrey (Joffrey Dumas, le best of the best) qui était au poste; il m'a fait un maquillage de malade.  Je me sentais très belle (je suis toujours belle, et snap!) mais là, chapeau Joffrey, j'avais vraiment l'air canon avec mes nouveaux cheveux brun foncés presque noirs (Moka d'Ébène, no 35), maquillée comme une reine et avec ma robe blanche et mon veston noir.  Puis, ils ont pris la photo ''après''.  Le coiffeur en chef m'a demandé d'avoir l'air mystérieuse, mais j'avais plutôt l'air déprimée sur les photos (mystérieuse versus déprimée, ben oui), alors j'ai fait ma Janice Dickinson.  Ça, c'est drôle: je fais ''ha ha ha'' bien fort avec un ton de diva et ça fait rire tout le monde, alors ça me fait rire aussi, et j'ai l'air naturellement heureuse sur les photos.  Le photographe aimait bien ma technique Dickinson...

Puis j'ai dû aller dans une minuscule pièce où une caméra était braquée sur moi et où Hélène Manon Poudrette, maquilleuse professionnelle reconnue, me posait des questions du genre ''pourquoi la teinture Natural Instincts est-elle mieux que les autres marques d'après toi?'' et je devais répondre en ayant l'air le plus naturelle possible et en incluant la question dans ma réponse.  Ce qui donnait quelque chose du genre ''je trouve que la teinture Natural Instincts de Clairol est meilleure que les autres surtout pour son petit temps d'attente, elle sent tellement bon, et mes cheveux sont maintenant brillants de santé et doux au toucher''.  J'ai bien aimé ma réponse à la question ''pourquoi les femmes se teignent-elles les cheveux?''.  J'ai répondu '' parce que c'est toujours amusant changer de tête, surtout quand on sort d'une rupture, comme dans mon cas'' (bon, ça fait deux mois et quelques poussières, et je suis over it depuis plus longtemps que ça encore, mais c'est la première réponse qui m'est venue à l'esprit)!  Encore une fois, le mec m'a dit que j'étais bien bonne.  Qu'est ce que vous voulez, j'aime ça, moi, les caméras.  Quand j'étais petite et que mon père sortait la sienne, je voulais toujours qu'il me filme.  Je me souviens d'une fois en particulier, c'était la fête de mon grand-père, et mon père était là, en train de filmer la famille, et sur le vidéo, on voit mon toupet qui saute, parce que je voulais trop être filmée, mais mon père était tellement écoeuré de me voir faire mes conneries qu'il tenait la caméra plus haute que ma grandeur.  Alors je sautais pour être dans le vidéo, en criant, bien sûr, et tout ce qu'on voit, c'est un peu de mes cheveux qui volent.  Mais on m'entend par contre, oh ça, oui.  Si j'avais été là, en tant qu'adulte, je me serais battue moi-même...

Bref, mesdames, si vous voyez un concours beauté, inscrivez vous.  Ça vaut vraiment la peine, et c'est tellement le fun se faire pomponner comme ça (et gratuitement, c'est encore mieux)! 

Stay tuned pour me voir sur le site de Clairol... et dans les revues de filles!  (http://www.clairol.ca/)

pour les deleted scenes, allez voir sur http://www.33mag.com/, section magazine!